PORTRAIT – Florence Dellerie, éthique animale et esprit critique

Cette illustratrice naturaliste, devenue végane il y a six ans, propose sur son site des fiches d’information gratuites sur l’éthique animale ou la nutrition végétale. Son credo : promouvoir la défense des « autres animaux » de manière scientifique et critique.

Une antilope aux élégantes cordes annelées, un poisson pyjama qui semble sourire ou un Velociraptor un rien flippant. Le « book » de l’illustratrice Florence Dellerie ne laisse aucune place au doute : le monde animal est l’un de ses sujets de prédilection. Un tropisme qu’elle attribue à une enfance passée à la campagne, en Ardèche, où elle réside toujours à 37 ans. « Toute petite, j’étais entourée d’animaux, de rivières et de forêts, raconte-t-elle. Et comme j’ai toujours dessiné, je me suis spécialisée dans l’illustration naturaliste, en particulier zoologique et botanique, mais également mycologique. » Car Florence Dellerie dessine aussi cèpes de Bordeaux ou trompettes des morts, pour lesquels elle confesse une passion. « Ça peut sembler curieux, admet-elle en riant. C’est lié à la diversité des espèces, qui est fascinante. Certains ressemblent à des étoiles de mer rouges, d’autres montent très haut. Et puis il y a évidemment le plaisir gustatif qu’ils procurent ».

La chasse aux champignons est la seule que l’illustratrice naturaliste affectionne. Elle est devenue végétarienne en 2014 après avoir été « une viandarde biberonnée à la charcuterie et au fromage de chèvre ». L’année suivante, elle devient végane et exclut donc tous les produits d’origine animale de sa vie quotidienne. Rapidement, elle décide de concevoir des fiches informatives pour faciliter cette évolution à ceux·celles qui le souhaiteraient. Elles sont accessibles gratuitement sur son site Questions Animalistes, où Florence Dellerie qualifie son approche de radicale, sceptique et bienveillante. « Mon idée était de diffuser des informations auxquelles on a très peu accès, explique-t-elle. J’aurais bien aimé savoir qu’on peut devenir végétarien·ne sans forcément s’exposer à des carences ou comprendre plus tôt ce qu’est l’antispécisme (ndlr : fait de considérer que le critère d’espèce n’est pas un critère pour accorder une considération morale à un individu) ». Ses fiches donnent la liste des matières animales à exclure ou expliquent pourquoi les codes sur les œufs, qui permettent de distinguer les systèmes d’exploitation des poules, donnent bonne conscience aux consommateurs. Voilà pour l’approche radicale.

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