Ce qu’est le véganisme et ce qu’il n’est pas

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Ce qu’est le véganisme et ce qu’il n’est pas

1 – Définition

Le véganisme est le refus, dans la mesure du possible, de consommer des animaux ou le produit de leur exploitation, qu’il s’agisse de biens (produits d’entretien testés, alimentation, vêtements…) ou de services (zoos, cirques avec animaux, corridas, équitation, rodéo, etc.).

2 – Ce qui entre donc dans le cadre du véganisme

Refus de financer l’exploitation des autres animaux et d’entériner la norme sociale qui énonce que ces derniers peuvent – ou doivent – être considérés comme des objets ; opposition à l’idéologie spéciste ; informations nutritionnelles ; alternatives végétales aux matières issues du corps des autres animaux ; débats sur les relations entre les humains et les autres animaux ; sociologie de l’alimentation…

Voilà, par exemple, des éléments qui peuvent être traités et analysés de façon pertinente lorsqu’il est question du véganisme.

3 – Ce qui n’entre donc pas dans le cadre du véganisme

Certaines pratiques – souvent pseudo-scientifiques et donc délétères – sont parfois explicitement liées au véganisme dans divers articles, vidéos et commentaires. Elles sont pourtant sans aucun rapport avec le véganisme et sont souvent utilisées de façon à alimenter une position anti-végane génératrice de clics, et donc d’audience.

Il est évident que les personnes véganes, comme d’autres, sont susceptibles de tomber dans le piège des croyances et des pseudo-sciences. On ne peut pas pour autant affirmer que le véganisme est intrinsèquement lié à ces dernières, à moins de faire preuve de manque d’honnêteté intellectuelle et/ou de verser dans la généralisation abusive.

Voici quelques-uns de ces éléments, qu’il conviendrait de ne plus confondre avec le véganisme :

– Consommation (ou boycott) de gluten, sucre, sel, spiruline, produits industriels ou “bio”…
– Inédie, crudivorisme, orthorexie, monodiète, régimes minceur, détox, jeûne… ;
– Refus de la vaccination ou de la médecine conventionnelle, naturopathie, homéopathie, instinctothérapie, reiki et autres pratiques thérapeutiques dites “alternatives”… ;
– Pratiques religieuses ou sectaires issues de “livres sacrés” ou de gourous… ;
– Sacrifices de courgettes et de pois chiches les soirs de pleine lune ;
– Bien-être, pratique du yoga, de la méditation, de la relaxation, de la planche à voile…

Ces pratiques doivent donc être traitées (et critiquées, au besoin) pour ce qu’elles sont, et non parce qu’on les aura amalgamées avec un sujet indépendant des réalités qu’elles recouvrent.

Pour des débats plus sains et plus rationnels, faisons preuve d’esprit critique et évitons les confusions.