Maladie, situation de survie et véganisme

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Maladie, situations de survie et véganisme : quelles implications ?

1 – Véganisme, définition

Le véganisme est le refus de consommer des animaux ou le produit de leur exploitation, qu’il s’agisse de biens (alimentation, vêtements, produits d’entretien testés…) ou de services (zoos, cirques avec animaux, corridas, équitation, etc.).

2 – Je dois prendre un traitement médical. Comment faire ?

Le véganisme n’est pas forcément incompatible avec le fait de prendre un traitement médical testé sur les animaux. Pourquoi ? Parce que le véganisme est possible quand des alternatives existent. Il consiste à faire de son mieux en fonction de ce qui est possible. Si vous êtes végane, que votre situation médicale nécessite un traitement non végane et qu’aucune autre solution n’est disponible, prenez votre traitement. Vous serez néanmoins toujours végane. Vous défendrez quoi qu’il en soit beaucoup mieux les animaux en ne vous laissant pas mourir.

3 – Je souffre de TCA

Les TCA (troubles des comportements alimentaires) peuvent prendre diverses formes, mais sont, quoi qu’il en soit, des pathologies. Il peut donc être très difficile -voire impossible- de lutter contre. Ainsi, une personne ayant des TCA qui impliquent la consommation de certains produits non véganes pourra tout de même être en accord avec les principes éthiques du véganisme, faire de son mieux et se dire végane. Dans tous les cas, il convient de ne pas juger davantage ces personnes que celles qui sont atteintes d’autres maladies.

4 – Je suis allergique à certains aliments

Les allergies alimentaires n’empêchent pas d’être végane. Une alimentation végétalienne équilibrée peut en effet exclure les végétaux allergènes : soja, gluten, fruits à coque, lupin, sésame, céleri, arachides, etc. Ces aliments ne sont absolument pas indispensables.

5 – Et pour les personnes qui vivent sur une île déserte, ou les Inuits ?

Le véganisme étant conditionné par ce qu’il est possible de faire, le cas de figure est le même qu’aux points 2 et 3. Si les ressources (notamment alimentaires) dont disposent certaines populations sont extrêmement limitées, ces dernières auront peut-être des difficultés à être véganes. Cela ne nous dispense en aucun cas d’être véganes nous-mêmes, dans une société où l’on est entouré·e·s de produits divers, de marchés, de coopératives, de grandes surfaces… C’est en tout cas un très mauvais argument pour se dispenser de devenir végane soi-même. Alors laissons les Inuits (et Robinson Crusoé) tranquilles.

La vie des autres animaux ne nous appartient pas. Nous devons refuser leur exploitation et leur mise à mort.