Argument « environnemental »

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Pourquoi l’argument « environnemental » est-il contre-productif ?

1 – Il occulte les vraies victimes

Défendre le véganisme en évoquant uniquement ses bienfaits pour l’environnement rend invisibles les intérêts des animaux non-humains. L’argument dissimule les victimes du spécisme.

2 – Le véganisme n’est pas une question d’environnement

Certes, l’élevage émet plus de gaz à effet de serre que tous les transports mondiaux réunis ; provoque une déforestation alarmante ; des pluies acides ; une utilisation irraisonnée de l’eau, des terres, un emploi massif d’antibiotiques, etc.

Mais en prétendant qu’il faut devenir végane pour “sauver la planète”, on occulte les pratiques dont les animaux non-humains sont victimes, mais qui n’ont aucun lien direct avec l’environnement. Égorger le chien de son voisin, porter de la fourrure, aller voir une corrida ou des animaux enfermés dans des zoos ne sont pas des pratiques qui nuisent davantage à l’environnement que n’importe quel trajet en voiture, achat de matériel haute-technologie, etc.

3 – Écologique ne veut pas dire éthique

On connaît l’impact qu’ont les êtres humain.e.s sur l’environnement. Si l’on fait passer les intérêts environnementaux avant l’éthique, alors on peut envisager de tuer son voisin pour éliminer une source de pollution. Ce qui permet de mieux se rendre compte que l’écologie n’est pas synonyme d’éthique.

4 – L’argument éthique est plus durable

Si l’on devient végane par souci environnemental, il est probable que l’on s’autorise à exploiter les animaux, tant que l’on “compense” par d’autres moyens (comme réduire ses trajets en voiture par exemple). Il est également probable que si un article de presse vante les mérites environnementaux de la consommation de chair animale locale et bio, le doute s’installe. Sans conviction éthique, sans refus profond et catégorique du spécisme, l’exploitation animale reste envisageable.

5 – Comment aborder le sujet ?

On peut bien entendu évoquer l’environnement comme argument supplémentaire (et non comme base), puisque de nombreuses personnes ignorent les ravages environnementaux causés par l’élevage. Une fois ce chapitre abordé, rappelez que l’on devient végane pour les animaux, et non pour la planète.