Stérilisation des animaux dits « de compagnie »

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Fiche info : Pourquoi stériliser les animaux dits « de compagnie » ? – Florence Dellerie

TEXTE COMPLET

1 – Nous en sommes responsables

Les animaux dits “de compagnie” ont été créés par les êtres humains. Ils sont le fruit de la domestication ; de reproductions provoquées intentionnellement. Nous en sommes par conséquent responsables.

2 – La stérilisation n’est-elle pas contre-nature ?

Stériliser un animal n’est certes pas un acte “naturel”. Mais il faut se rendre à l’évidence : les animaux domestiqués n’ont de toute façon pas une vie “naturelle”. Ils ont été créés par la domestication et la sélection génétique, sont nourris avec des aliments qui ne correspondent en rien à ceux de leur homologues sauvages, sont dépendants de nous, etc.

3 – Les refuges sont saturés

Il n’est pas moralement acceptable de faire perdurer les élevages. Il n’est pas plus acceptable de provoquer soi-même de nouvelles naissances, délibérément ou par négligence : des dizaines de milliers d’animaux passent leur vie enfermés dans les refuges, en attente d’une adoption.

À chaque fois qu’un animal dit “de compagnie” a des bébés, ces derniers sont soit :
> Tués, parce qu’on n’a pas les moyens financiers ou l’envie de les assumer, ce qui est dramatique. On ôte la vie à un être sentient parce qu’on le perçoit comme une charge sans intérêt, ou parce qu’il ne représente pas de bénéfice ou d’utilité à nos yeux ;
> Vendus, pour générer du profit, ce qui est inacceptable. On ne fait pas commerce des êtres sentients ;
> Donnés ; et dans ce cas, ces animaux prennent également la place d’autres animaux qui attendent en refuge.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : une chatte, par exemple, peut avoir 2 à 4 portées par an, et en moyenne 4 à 6 chatons par portée. Cela peut représenter plus de 20 000 chats en seulement 4 ans… En France, environ 100 000 chiens et chats sont abandonnés chaque année. Parmi eux, 45 000 iront en refuge (sans la garantie de trouver un foyer). Pour les 55 000 autres, c’est la rue, la faim, les maladies, la mort (pièges, empoisonnement, chasseurs…) ou l’euthanasie. Mettre fin à ce schéma délétère est une nécessité absolue pour les animaux.