Zoos

vegan_zoos_dellerie

TEXTE COMPLET :

Quel est le problème avec les zoos ?

1 – Les animaux ne sont pas des marchandises

A ce titre, nous ne devons pas les considérer comme étant à notre disposition. Les utiliser pour notre divertissement, même si l’on pense qu’ils sont “bien traités”, perpétue l’idée qu’il est moralement acceptable de le faire.

2 – Un rôle éducatif illusoire

Le principe même du zoo est d’observer des animaux enfermés. Ce rapport coupe complètement l’humain.e (libre) du reste du règne animal (maintenu en captivité) ; l’en exclut de fait ; et entretient l’idée erronée que les êtres humain.e.s ne sont pas des animaux. La plupart des “présentations” d’animaux donnent par ailleurs une vision complètement erronée de leur vie en milieu naturel : ours bruns qui n’hivernent pas, animaux grégaires forcés à vivre isolés, ours blancs vivant sur du béton par 30° à l’ombre…

A cela s’ajoutent des comportements répétitifs causés par la solitude et l’enfermement : éléphants se balançant d’un pied sur l’autre ; perroquets s’arrachant les plumes ; félins faisant des allers et retours permanents dans leur enclos ; animaux se léchant une partie du corps jusqu’au sang…

3- Un rôle de conservation douteux

Près de 2500 espèces animales sont “en danger critique d’extinction” selon l’UICN. Parmi elles, à peine quelques dizaines sont présentées dans les zoos et parcs animaliers. Certaines espèces présentées ne sont d’ailleurs pas en danger d’extinction, et ne doivent donc leur captivité qu’à leur succès auprès du public, parce qu’elles sont jugées “spectaculaires”, “étranges” ou “esthétiques” (en bref, rentables) : girafe, suricate, kangourou roux, paon bleu, spatule rosée, renard polaire, bœuf musqué, orque… De plus, il est quasiment impossible de relâcher dans son milieu naturel un individu ayant vécu en captivité toute sa vie et en contact permanent avec les êtres humain.e.s.

Le cas du Cheval de Przewalski est parlant : 92% de l’actuelle population sauvage souffre de malformations du crâne et des dents, provoquées par la consanguinité, ce qui réduit leur vie de moitié et leur promet une mort lente causée par la malnutrition. Certains animaux présentés sont mêmes atteints de mutations génétiques délibérément sélectionnées et perpétuées.

C’est le cas du Tigre blanc et du Lion blanc (qui ne sont pas des espèces à part entière), dont les zoos forcent la reproduction pour réaliser un maximum de profit. Tous les tigres blancs maintenus en captivité sont issus du même mâle, d’où une très forte consanguinité entraînant de graves problèmes de santé.